A l’issue d’une première étape achevée en huitième position devant quelques voitures de teams constructeurs,
menée avec brio sur un rythme lui ayant permis de réaliser un sixième temps dès la deuxième épreuve,
Alexandre déclarait en garant sa 206 WRC aux couleurs Yacco dans le parc fermé de Bostalsee :
“Les conditions météo pluvieuses et changeantes n’ont fait que rendre plus difficiles encore
les premiers passages de ce matin... c’est vraiment une loterie car on peut être surpris par
des plaques de boue ramenées par le passage de ceux qui partent devant nous !
J’avais été prévenu des difficultés qui nous attendaient mais, franchement je ne pensais
pas que ce serait à ce point là. Le choix que nous avons fait en matière de pneumatiques,
bien aidés par les techniciens Michelin, nous a sécurisés, et explique nos performances. ”
Découvrant totalement cette épreuve, Alexandre et Caroline appréhendaient la deuxième étape
et les conditions météorologiques dantesques allaient malheureusement confirmer leurs craintes.
“Après seulement trois kilomètres dans la première épreuve de la journée, un violent orage s’est abattu
et la route s’est instantanément transformée en ruisseau boueux. Nous avons dû rouler quasiment
au ralenti mais même à cette allure une WRC est inconduisible... Roman Kresta et Gilles Panizzi
qui partaient juste derrière nous sont d’ailleurs sortis de la route !
Ce fut encore pire en fin de journée dans le deuxième passage de Panzerplatte puisque
la voiture a glissé dans un grand fossé en béton suite à une dérobade sur une plaque de boue imprévisible.
Le train avant étant touché, j’ai préféré m’arrêter afin d’estimer les dégâts, puis repartir au ralenti
pour atteindre l’arrivée, notre objectif restant avant tout d’aller au terme de cette épreuve du championnat du monde.”
Tout espoir au plan purement sportif étant alors abandonné,
le pilote de l’Equipe de France revenait à son objectif premier, s’appliquant à perfectionner ses mécanismes
d’improvisation sur ce terrain resté très piégeux malgré le beau temps revenu.
“J’ai vraiment beaucoup appris en trois jours, et les pilotes aguerris m’ont confirmé
que nous avions étés particulièrement gâtés pour ce baptême ! Une nouvelle fois, je dois faire
remarquer la fiabilité de notre 206 WRC élaborée par l’équipe BSA, et la pertinence des conseils des
techniciens de Michelin. C’est curieux mais je suis à la fois heureux de terminer dans les dix premiers
d’un Championnat du Monde et déçu de cette faute qui nous pénalise de cinq minutes au classement général...
J’attends maintenant la Corse, notre prochaine participation en Mondial ;
je m’y sentirai un peu plus fort depuis ma participation l’an dernier...”